Contre tout espoir, notre héros se débat pour tenter de freiner sa chute. Soudain, comme par miracle, il se sent arrété net par une poigne puissante qui le retient tandis qu’une voix grave retentit à ses oreilles :
"Eh bien fiston ! Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu as fait un cauchemar ?
Petit Pierre ouvre les yeux.
Grand-père !
Ta fièvre est tombée, je te l’avais dit qu’il n’y paraîtrait plus après une bonne nuit de repos !
Mais alors, la Dame des Neiges Eternelles ?
Je te demande pardon ? Hum ! peut-être as-tu besoin d’encore un peu de repos après tout.
Non, non ! Je t’assure que je vais trés bien, seulement...
Seulement quoi ?
Heu... Rien ! Je crois qu’il est l’heure de se lever n’est-ce pas ?
Oui, le petit déjeuner t’attend dans la cuisine. Tiens, c’était le mot magique qu’il fallait prononcer pour réveiller Grisou. ll a l’air aussi fatigué que toi celui-là ! On dirait que vous avez passé la nuit à parcourir les montagnes.
Euh... Oui, bon ! Nous descendons tout de suite.
D’accord, je vous attends en bas. Au fait Petit Pierre, tu vas être déçu, le temps s’est beaucoup radouci cette nuit : je crains que tes bonhommes de neige n’aient entièrement fondu. Je ne les ai pas vu dans le champ, ce matin, lorsque je suis sorti m’occuper des vaches. Mais, tu sais, il fallait s’y attendre, c’est le printemps aujourd’hui !